яєиα騨αи¢є-**-.__.-**-> RENAISSANCE<-**-.__.-**-яєиα騨αи¢є

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נєυ∂ι 30 ασûт 2007

"Au début... tout allait pour le mieux... Même si j'étais éloignée de mes amis, j'avais toujours internet pour garder contact et pour me faire découvrir des fictions toutes meilleures les unes que les autres...

Puis plus rien... Il suffit d'un orage pour vous déconnecter du monde extérieur. L'ennui nous guette... puis nous gagne pour enfin laisser place à la solitude.

C'est dans cet état d'esprit, qu'un soir parmi tant d'autres je me suis posée devant mon ordinateur et commença a écrire... les pages s'enchainant sans pouvoir s'arrêter sauf lorsque la faim ou le sommeil se faisait trop pressant.

Et c'est ainsi, au bout d'une dizaine de chapitres et de la récupération d'internet que j'eu l'envie de publier mon histoire.

Même si je suis loin d'atteindre le niveau de beaucoup de fictions déjà présentes sur la toile du net, j'ai envie de vous faire partager la mienne ... une parmis tant d'autres qui, je l'espère attirera votre attention.

C'est sur ces mots que je vous souhaite une bonne lecture si votre coeur vous en dit!..."

°
..o
.....°
.......°o
........O __________C'est ainsi que j'avais introduit ma première fiction
..........°o O ° O o
........................° __________mais la trouvant trop niaise ou de type "fantasme"
......................°
.....................O __________j'ai pris la décision de la mettre hors ligne.
....................o....o°o
.....................°.O.....° __________Cependant si elle vous intéresse je pourrais vous l'envoyer par mail.
...................o°°O.....o
..................O..........O __________Je suis actuellement en pleine écriture d'une fiction postée sur ce blog.
....................° o o o O
...........................° __________Ne voulant pas effacer celui ci, j'ai pris la décision d'y poster mes OS
............................O
..............................°o O ° O o __________et pourquoi pas une nouvelle histoire en parallèle.
............................................°
..........................................° __________J'espère que vous apprécierez ce blog.
.........................................O
........................................o....o°o __________Bonne lecture!
.........................................°.O.....°
.......................................o°°O.....o __________Velvet.
......................................O..........O
........................................ ° o o o ODécoration proposée par www.iciyatou.net








pix: Ma nièce, dans ma ville natale.

# Posted on Thursday, 30 August 2007 at 5:32 PM

Edited on Tuesday, 02 September 2008 at 4:06 PM

nouvelle fiction-nouveau blog

nouvelle fiction-nouveau blog





Il y a des histoires qui ne devraient jamais être révélées...

Elle?
Une jeune actrice.
Son qualificatif?
Blasée.
Elle pensait trouver de l'action dans ce tier aux milles visages mais n'y trouve que routine et faux semblants.
Pourtant cette routine, elle aurait préféré y rester si elle avait su ce qui lui arriverait...

Elle?
Une jeune fille ayant décidé pour se décharger de sa frustration d'écrire un journal intime pas si intime que ça puisqu'il se trouve publié à son bon vouloir sur internet..

'Bonjour' est son premier mot.
Bonjour, mot pourtant très commun, commence une histoire pas si commune que ça finalement...
Veux-tu en connaitre la suite?
Tu connais le chemin, je te fais confiance..

Alea jacta est...






>Par ici<

# Posted on Sunday, 30 December 2007 at 1:27 PM

Edited on Tuesday, 02 September 2008 at 4:09 PM

PrémonitionL'histoire est un cauchemard dont je cherche à m'éveiller.James Joyce

PrémonitionL'histoire est un cauchemard dont je cherche à m'éveiller.James Joyce

J'ai fait un cauchemard...


Assise dans le train je regarde le reflet des personnes présentes dans la vitre.
Une nuit noire se profile à l'horizon et seuls quelques points de lumière viennent abimer ce noir presque parfait.


Assise dans le coin j'écris. Les gens, absorbés dans leurs pensées font abstraction de ma présence. Seule, je les observe.

Assise à contre sens j'écoute de la musique. Quelques notes s'échappent de mes écouteurs, signalant alors aux autres ma présence.

Assise, j'observe. A quelques sièges de moi se trouve un homme au visage sévère. A moitié caché par le siège devant lui, je ne puis voir qu'une partie de son reflet. Il semblerait qu'il soit en train de lire. Les lunettes posées sur son nez, cet homme essaye de faire abstraction des autres voyageurs et montre son mécontentement en levant par moment la tête. Son regard est terrifiant.
A ma droite, un jeune homme essaye tant bien que mal de dormir durant le trajet pendant qu'un autre, placé devant moi, lit.
Ainsi, chacun à sa façon, oublie les autres.
Pourquoi ce sentiment de malaise lorsque l'un d'entre eux croise mon regard? Peur d'être jugée? Ou encore d'être comme sondée? Serait-ce la nature de l'homme qui m'a poussée à être comme ça?
Un étau se ressert en mon fort intérieur, une chaleur oppressante prend place, n'arrivant plus à rester en place, j'écris.
Ecrire pour respirer? ou écrire pour oublier?
Quelque chose me saute alors aux yeux; je suis la seule femme ici présente.
-Sentiment de malaise-
Ce train ne me semble pas avoir de fin; ne semblant jamais trouver sa destination..
J'ai parfois même l'impression que je n'arriverais jamais à mon arret..
Pourtant deux heures.. Ce n'est pas si long que ça..


Alors j'observe et j'écris.

A travers mes écouteurs, je perçois le son d'une guitare sèche, ma curiosité habituelle me pousserait à retirer mes écouteurs; pourtant je ne le fais point.
Ce train, à bien y regarder est étrange: Il n'y a aucun système de sécurité et semble ne plus vouloir s'arrêter..
En regardant l'autre reflet, je peux remarquer une autre présence féminine, endormie aux côtés de l'homme au visage sévère..
Je me sens étrangement rassurée.
Sensation de flottement.. Il n'y a étrangement pas les secousses habituelles..
Le train ralentit, un nouvel arret; le premier depuis longtemps; mais toujours cette nuit noire.
Il me faudra songer à rentrer durant l'après midi la prochaine fois.
Personne ne semble vouloir descendre mais un couple aux visages bizarrement pales rentre. Le froid s'engouffrant dans dans le wagon me mord la chair malgré mes épaiseurs de tissus. Les portes se referment mais j'ai toujours aussi froid. Un froid étrange. Comme s'il annonçait que plus aucune chaleur ne s'emparerait de moi. Ces gens, toujours impassibles semblent ne pas ce soucier de ce froid..
Suis-je la seule à le ressentir?


Comme une méchante envie de pleurer coincée au fond de la gorge. Et cette nuit semblant vouloir englober le train.. Alors qu'au moment du départ le soleil était encore grandement présent. Je n'ai plus qu'à rester assise, collée à la vitre, loin de tous. La nuit risque d'être longue, alors autant m'y préparer. Pas que j'ai une envie folle de penser à la nuit qui s'annonce. Me voilà coincée dans ce wagon, sans même un wagon-bar où attendre la fin de mon trajet ni même un quelconque distributeur où un café trop cher aurait pu me tenir éveillée..
Sans vraiment m'en rendre compte, plus par habitude qu'autre chose, je me remets à détailler le reflet des personnes présentes..Cependant, quelque chose chez eux me chagrine.. Serait-ce ce regard paumé qui scrute le vide? L'absence de bagages ou même de sac à main? Le silence obstiné des deux jeunes hommes qui viennent de se mettre l'un à coté de l'autre? Semblant à peine conscients de leur présence mutuelle? Ces quatres-là me donnent la chair de poule. Et pas moyen de deviner pourquoi. Lorsqu'il me semble me rapprocher de la vérité, une migraine me prend subitement; une migraine à vous couper le souffle.. Comme si je ne devais pas en connaitre la raison.. Ou du moins pas pour le moment.


Une jeune femme prend place à mes cotés, me sortant de ma torpeur, sans même m'accorder ne serait-ce qu'un regard. Serais-je devenue invisible? Elle ne semble pas prêter attention aux autres non plus. Ne voulant pas la déranger, je détourne alors le regard et reprend ma contemplation de la nuit..

...: C'est toujours étrange la première fois.. Mais tu verras on s'y habitue.


M'aurait-elle adressé la parole? M'enfermant dans mon mutisme habituel, je me contente de la regarder avec incompréhension.

Elle: N'as-tu donc pas compris?.. Garde donc les yeux bien ouverts et observe comme tu le fais depuis si longtemps déjà..


Ne me laissant pas le temps de répondre, elle repart alors et se pose aux côtés d'un autre passager. Si j'ai appris quelque chose de ces instants passés là? Allez savoir. J'ai sans doute plus découvert sur cette jeune femme que sur l'endroit, à la voir arpenter le wagon en toute décontraction discutant avec les gens comme l'on discutte avec des amis de longue date.
Me rendant seulement compte à cet instant que ma musique ne résonnait plus dans mes oreilles depuis un bon bout de temps déjà, je rallume celui ci, pouvant alors apprécier la musique d'Ina Ich.


"Libre comme l'eau dans un verre
Où que j'aille maman je garde ta souffrance au ventre
Je fais de mon mieux papa pour ne jamais baisser les bras.
Les frontières maman je les vois dans le regard des gens
J'te promet papa de ne jamais fermer les bras
J'te promet papa.."


Les quatres silhouettes continuent de somnoler, et je continue à les observer à travers leur reflet.. A croire qu'ils font semblant de ne pas me voir..
Un bruissement de tissus attire mon attention. Elle a décidé de changer d'interlocuteur..


A croire qu'ils font semblant... Ou qu'ils ne peuvent pas me voir.. Ou même prendre conscience de sa présence lorsqu'elle ne leur adresse pas la parole.. Tout comme je l'avais fait quelques instants plus tot.

J e me met alors à détailler le jeune homme endormi sur le siège.. directement. Sans passer par son reflet..
Etallé sur ce qui lui sert de lit provisoire, il laisse sa jambe se balancer au rythme de la musique sortant de ses écouteurs.. Ecouteurs dont je n'avais pas conscience jusque là. Ses habits, sont étrangement constellés de taches sombres et ce creux au niveau de la poitrine là où se soulève son t-shirt au rythme de sa respiration évoque un peu trop le trou causé par une balle...
Prise de panique, je me lève soudainement pour venir à son aide.. Il reste cependant paisible.. Comme s'il ne remarquait pas cette présence au dessus de lui s'inquiètant pour ce trou trop explicite..


Personne d'ailleur ne semble s'en soucier..

A croire qu'ils font semblant..
..ou qu'ils ne peuvent pas nous voir.


Parceque la jeune femme endormie ainsi que l'homme au visage sévère ont les yeux, comme le reste de leur figure, barbouillés d'une matière que même un optimisme béat ne me ferait pas confondre avec de la peinture rouge.

Parceque l'autre jeune homme a dû rencontrer au cours de sa vie un couteau d'un peu trop près laissant alors des lacérations sur tout son visage et son torse.

J'avais bien perçu cette raideur dans leurs attitudes trop mécaniques, trop chaotiques. Je les avais vu s'occuper sans un mot, sans un geste de trop, seulement pressés d'oublier. Echoués dans ce wagon bien trop silencieux comme dans le dernier salon où l'on cause. et je n'ai pas pensé un instant...
... à part peut-être un écho furtif dans ma mémoire là où la migraine avait pris place précédemment..
..Je n'avais pas pensé qu'Elle voulait me montrer ce type de réalité..


Hors de question que je reste dans ce wagon, que je m'approche, que je les touche, que je pense seulement à ce qui a pu les laisser dans cet état. Coeur qui s'accélère, souffle coupé, chaleur trop présente, je refuse d'y penser. Et elle ne sourcille même pas?

Ces personnes semblent oublier que leur corp ne sait plus marcher, ni danser, qu'ils ne peuvent plus lire ou encore mettre leur mp3 en route.. Que leurs oreilles ne devraient pas, plus jamais, percevoir la moindre note. Les réflexes demeurent. Et tout au fond une étincelle.

A nouveau mon coeur s'accélère, mon souffle se coupe et la chaleur prend place avant de laisser à nouveau place à la froideur du wagon.. Un instant il m'a semblé me souvenir mais la musique m'a ramené à l'instant présent. J'en suis sure désormais, il faisait jour lorsque je suis entrée dans ce wagon..
Mais je comprend surtout une chose, nous sommes vivants, ici, maintenant, même pour un bref instant. Tant que dure le trajet. tant que nous ne seront pas livrés au froid. La vitesse et la chaleur environnante nous maintient en vie. Et nous pousse à faire comme si...


Un nouvel arrêt. De nouveaux arrivants. Les mêmes regards vides. Les mêmes gestes mécaniques. Des traces de blessures.. Et dans leurs reflets dans hommes en pleine forme.. Est-ce une façon de sauvegarder les apparences?

Chacun ici doit avoir sa propre histoire.

Elle reprend place à mes cotés.

Elle: Alors?
Moi: Je suis là depuis combien de temps?
Elle: Quelque chose comme une semaine.. Tu sais la notion du temps ici..
Moi: Comment?
Elle: ... Un camé en manque. Ce gars là bas qui est couché en avait sur lui mais n'a pas voulu lui en refilé. Toi t'as été la première. Une balle. Trop bien située pour te laisser le temps de réagir et te rendre compte de ce qu'il se passait. En un sens ça vaut mieux non?


Elle marque une pause avant de reprendre face à mon mutisme.

Elle: T'as en quelque sorte servit d'exemple. Mais le couple là bàs a voulu maitriser le gars. Ils l'ont désarmé mais les as roués de coup. Lui est mort d'un coup de couteau et elle après avoir rencontré d'un peu trop près et un peu trop souvent le siège en face d'elle. Le camé a récupéré son arme des mains du gamin qui lisait après lui avoir donné à lui aussi plusieurs coups de couteaux. L'autre, trop drogué pour l'arrêter s'est pris une balle.. Un vrai carnage..
Moi: Et.. les couples qui sont rentrés dans le wagon?
Elle: Des personnes mortes pour x ou y raison..


Et je me surprend à ne même pas avoir du mal à digérer l'info. Je m'en doutais un peu. Beaucoup même. Tout avait recommencé à se remettre en place.

Moi: Et toi?
Elle: Un accident de voiture.
Moi: Mais pourquoi tout ça?
Elle: Je suis là pour informer et aider.. C'est tellement dur le moment où l'on se rappelle.. Alors autant partager cela à plusieurs. c'est en quelque sorte moins dur.
Moi: Et pourquoi ici?
Elle: Pourquoi pas? tu sais il existe plein d'endroits comme celui là. Et plein de gens comme moi, qui au moment venu passent le relais.. Afin de prendre un autre trajet..


J'ai dans l'idée qu'elle s'apprête à me le proposer.
Après tout, je n'ai plus rien à perdre, alors quitte à rester ici.. Un endroit comme un autre où repartir de zéro. en attendant à mon tour, de reprendre la route vers ailleurs.
On passe tellement d'années à s'interroger sur le sens de sa vie. Pourquoi pas, ensuite, chercher un sens à sa mort?


...

Arrivée en gare de Chartres,Chartres, 3 minutes d'arrêt.

Le réveil se fait difficilement. Je suis encore loin de mon arrêt. Ca m'apprendra à passer des nuits blanches..
Les portes du wagon se referment. Dehors, il fait beau et des rayons de soleil me réchauffent le visage..
Je me surprend alors à regarder le reflet des gens présents...


Comme toujours..

Un homme lit son journal, ses lunettes placées sur son nez. Le regard sévère, il relève de temps en temps la tête montrant ainsi son agacement. Devant moi, un jeune homme lit.

Un bruit soudain. Une voix d'homme passe à travers mes écouteurs..


J'ai fait un cauchemard... Dans lequel j'ai vu ma mort...





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Pour la musique d'Ina Ich c'est par >>>ici<<<// Il s'agit de la musique Libre comme l'eau. Enjoy!!

# Posted on Tuesday, 17 June 2008 at 2:42 PM

Edited on Thursday, 11 September 2008 at 10:20 AM

LibertadLa liberté est un fardeau qui s'apprivoise, comme la mort. Frédéric Beigbeder

LibertadLa liberté est un fardeau qui s'apprivoise, comme la mort. Frédéric Beigbeder
♪ єи é¢συтє ♪


-Maman ! Maman ! Regarde, je vole !
-Oui ma chérie, c'est bien, mais fais attention ne vas pas trop sur le bord.


Elle, dans sa petite robe blanche virevoltant dans le vent, était fière de montrer à sa maman, les bras écartés, ô combien elle ressemblait à Rose dans Titanic. Un sourire gravé sur son visage la faisait rayonner et resplendir.
Sa mère plus loin, assise sur un banc assistait à la scène, avec un sourire de tendresse.
Il avait été dur pour elles de pouvoir monter sur ce bateau de croisière. Etant d'un milieu modeste, être sur le Libertad II, grand navire fraichement arrivé en mer, relevait de l'exploit. Mais, que ne ferait-elle pas pour sa petite fille ?

Après tout ce n'est pas tous les jours que l'on fête ses dix ans.

Cela faisait plusieurs mois qu'elle rentrait tardivement, ne la voyant presque plus. Mais il fallait qu'elle accepte ce travail de nuit pour pouvoir lui offrir ce voyage dont elle rêvait tant.

Le Libertad. Sa fille disait qu'une fois sur ce bateau, elle oublierait tout, que tout irait mieux et que la vie serait plus belle, car il ne devait pas s'appeler liberté sans raison...

Oublier. Oublier cette maladie qui avait arraché un père à sa fille et à sa femme. Cette maladie qui menaçait cette petite fille aussi, peu de mois après sa disparition. De longs mois consacrés à l'hopital. Pourquoi eux ? Qu'avaient-ils fait ? Peut-être n'étaient-ils pas assez croyants se demandait la mère, peut-être n'aimait-elle pas assez sa maman se questionnait la fille ou peut-être était-ce le destin avait dit le père.

Pardon avait été son dernier mot.

Sa convalescence n'avait pas duré. A peine avaient-ils su qu'il était malade, qu'il mouru, entrainant sa fille à sa suite.

La mère, elle, s'en voulait de ne pas avoir été suffisamment attentive. Si elle avait su, peut-être serait-elle restée présente et se serait battue pour préserver son mariage plus tôt. Puisque oui c'est ce qu'elle avait fait, mais bien trop tard, le mal était déjà fait. La maladie était déjà encrée dans son sang. Il le savait, mais ayant trop honte de sa conduite il n'avait rien dit à sa femme, condamnant leur fille. Mais s'il en avait parlé, elle ne serait pas là, dans sa petite robe blanche, riant aux éclats. Un bien éphémère pour un mal éternel.

-Maman ?
-Oui ma chérie ?
-Tu crois que je vais rencontrer mon Jack moi aussi ?
-J'en suis persuadée, n'en doutes surtout pas !


Titanic était son film préféré. Elle rêvait d'une histoire d'amour comme la leur. Ephémère mais intense et passionnée, car elle le savait, le temps jouait contre elle. Alors elle cherchait, demandant à qui voulait l'écouter s'il voulait bien être son Jack. Mais à cet âge là, peu de garçons pensaient à ce type d'histoires. La maladie l'avait fait grandir plus rapidement. Elle ne voulait plus perdre un instant et profiter de ce que la vie lui apportait. Mais elle ne voulait surtout pas pleurer devant sa maman et faire la grande, car les grandes personnes sont fortes et ne pleurent pas. De plus, elle ne voyait presque plus sa maman, trop occupée à travailler, alors elle ne voulait pas gâcher ces précieux instants en sa compagnie.

-Ma chérie, tu viens ? Il est l'heure d'aller manger.
-J'arrive !
-Dépêche-toi, on va arriver en retard, tu sais que notre voisin de chambre nous as invitées à manger à leur table.
-Oui, je sais. Mais je voulais être qu'avec toi !
-Je sais... Mais tu sais que
-C'est bien pour ton travail. Oui je sais.
-Et puis il a un fils de ton âge !
-Et alors ?
-Peut-être qu'il sera assez bien pour être ton Jack ?
-Maman !


C'est, riant aux éclats qu'elles arrivèrent dans la grande salle de réception.
Des lustres en diamant, de grandes tables, une salle de réception sombre, mais animée. Ils avaient réussit à rendre ce vieil aspect, comme dans Titanic..

-Maman ! Tu as vu ? C'est comme dans le film !
-Oui ma chérie, tu es contente ?
-Oh oui ! Merci ! Tu es la meilleure des mamans !
-Je suis tellement heureuse de te voir sourire, bon anniversaire.


Des étoiles pleins les yeux, elle sauta au coup de sa mère, montrant sa joie d'être dans ce lieu magique hors du temps. C'est alors qu'arriva un grand homme dans un costume trois pièces, rompant la magie de l'instant.

-Bonsoir ! Vous êtes toutes en beauté, permettez-moi de vous présenter mon fils, Jack.

Coïncidence ? Quoi qu'il en soit ce fut assez pour éveiller la curiosité de la petite fille qui imaginait déjà mille et une histoires. Le jeune garçon, visiblement agacé par ces politesses, fit comprendre à son père qu'il se faisait tard et qu'il avait faim, brisant les rêves de la petite.

-Il te plait ? Chuchota la mère à sa fille.
-Non.
-Pourquoi, il est mignon et il s'appelle Jack, n'est-ce pas ce que tu recherchais ?
-Mais il est odieux et impoli !


Jamais contente pensa la mère avec un léger sourire nostalgique. Décidément elle ressemblait beaucoup à son père ; mais comme lui ses barrières tomberont un jour... Enfin si on lui laissait le temps. Cette réflexion fit disparaitre son sourire durant un instant, mais à la vue du regard que portait sa fille au jeune garçon, elle comprit bien vite que ses barrières n'étaient que des leurres.

Les heures qui suivirent furent ponctuées de rires, discussions sérieuses, remarques acerbes de la fille au jeune Jack, réponses sans détours de ce dernier et de regards attendris des parents imaginant déjà la suite des évènements. Sans plus attendre, le père leur proposa une balade au clair de lune sur le pont ; demande que la mère accepta volontiers.
Les parents se contant une part de leurs mésaventures gardèrent un oeil bienveillant sur leurs progénitures qui ne cessaient de se quereller.

-Mais qu'est-ce que tu racontes ? T'es pas une fille pour rien toi !
-Mais puisque je te dis que c'est vrai !
-Titanic ? Mieux que Batman ? Laisse-moi rire !
-Eh bien vas-y je t'en pris.
-T'es pas croyable, t'es sûre d'avoir dix ans au moins ? Demanda-t-il après avoir laissé échapper un juron.
-Bien sûr que oui !
-Et tu crois encore à ces histoires à l'eau de rose !
-Dis, tu crois au destin ? Le questionna-t-elle soudainement plus sérieuse.
-Non, c'est un truc de fille qui ne veulent pas voir la vérité en face. Pourquoi ?
-Parce que mon papa y croyait. Il a dit qu'on ne pouvait rien faire face au destin, mis à part l'accepter tel qu'il est...
-Et il est où ton père ?
-Libre...


Ses quelques mots restèrent en suspend quelques instants. Que pouvait-il lui répondre ? Qu'il était désolé ? Cela n'aurait rien changé. Tout ce qu'il savait c'est qu'il n'aimait déjà pas cette expression d'amertume et de tristesse qui se lisait sur le visage de la fillette. Il lui fallait rendre son sourire à tout prix. Il l'entraîna alors, lui attrapant la main, vers la porte menant à l'intérieur du bateau ne laissant pas le temps aux parents de s'en appercevoir. Ils finiront bien par s'en rendre compte de toute façon, se disait l'enfant. La petite, remarquant la détermination de Jack ne posa aucune question, se laissant entrainer vers les cales. Il lui montra des pièces dont elle ignorait l'utilité tout en lui contant des histoires lugubres sur chaque recoins du bateau. Tout d'abord apeurée, elle le supplia de rentrer; mais dès lors qu'elle aperçut le sourire moqueur de son acolyte, il se vit gratifié de plusieurs noms d'oiseaux avant de rire de bon coeur.

Le bonheur. Elle savait enfin ce que c'était. Il en fallait peu, quelques blagues, un sourire goguenard et des rires. Oh oui, beaucoup de rire...

Ils passèrent le reste du séjour ensemble, les querelles se mêlant aisément aux rires ; jusqu'au jour où vint le départ. Aucun d'eux ne pleura ; leurs regards suffisant à comprendre leur tristesse. Les parents firent des promesses de prochaines retrouvailles qu'ils savaient fausses puis prirent des chemins différents. Le garçon et son père continuant le séjour, la mère et sa fille descendant sur le quai pour rejoindre leur quotidien.


Alors que Jack et son père s'arrêtèrent dans un café normand quelques mois plus tard ; ils virent la mère vêtue du costume de l'établissement. Un sourire s'afficha alors sur leurs visages, puis elle leur proposa une table, décidant de prendre sa pause.
Des rires, des sourires et quelques anecdotes plus tard, Jack demanda :

-Et Rose ?
-Elle te remercie, répondit la mère après une pause.
-Pourquoi ?
-Car grâce à toi elle a pu réaliser son rêve, à savoir aimer quelqu'un, comme son héroïne dans son film préféré.
-Mais, où est-elle ? Demanda-t-il soudainement inquiet à son sujet.
-Libre, comme son père...





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Pix: Au détour d'un chemin, dans ma ville natale.

# Posted on Monday, 01 September 2008 at 9:19 PM

Edited on Tuesday, 02 September 2008 at 9:34 AM

pour sarah XD

pour sarah XD

# Posted on Tuesday, 16 September 2008 at 10:56 AM